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Retour à l'accueil Actualité HARCÈLEMENT MORAL ET POUVOIR DU JUGE 28-10-2009 HARCÈLEMENT MORAL ET POUVOIR DU JUGE Trois éléments qui sont au cœur de la décision rendue par
Nul ne conteste que : lorsqu’une situation harcelante se déclare dans l’entreprise, et qu’elle est avérée, l’employeur, tenu en ce domaine d’une obligation de sécurité de résultat, doit y mettre un terme dans les plus brefs délais.
La loi impose donc à l’employeur d’agir… Oui, mais s’il ne le fait pas ? Le salarié harcelé a alors, sur le terrain civil, le choix : placer sa réaction sur les terre de la rupture du contrat de travail (prise d’acte, résiliation judiciaire…) ou saisir le Juge prud’homal pour contraindre l’employeur passif à prendre les mesures qui s’imposent pour faire cesser les agissements coupables.
C’est cette seconde voie qu’ont empruntée deux salariées harcelées par leur supérieure hiérarchique dans l’affaire ici rapportée. L’objet de leur demande : que le juge ordonne à l’employeur d’écarter la directrice de ses fonctions… et, puisqu’il faut bien envisager cette hypothèse, en cas de refus de sa part, de la licencier.
Or, le juge a-t-il le pouvoir de prononcer, en ce champ du harcèlement, une telle injonction ?
C’est bien là la question qui est au centre de l’arrêt du 1er juillet 2009. Certains juges du fond – à l’instar de ceux saisis en première instance dans l’affaire commentée – l’ont admis.
Équipe EURO CONSEIL. |